11 novembre 2009
La ville de Dali, capitale de la minorité Bai - 大理市 - 白族的都城
Entre Lijiang et Kunming, la capitale du Yunnan, se situe la ville de Dali, près d'un superbe lac au milieu des montagnes. L'ancienne cité de Dali était la capitale du Royaume de Nanzhao (VIII et IX siècles) et du Royaume de Dali (937-1253). de la minorité Bai. Ce fut une étape importante sur la route commerciale du thé et des chevaux (茶马古道), depuis le Sud du Yunnan vers le Tibet.
La cité ancienne est construite sur les bords du lac Erhai, ainsi nommé en raison de sa forme (Er signifier "oreille" en chinois).
L'architecture Bai présente des caractéristiques originales : les murs de crépi blanc sont ornés de cartouches peints qui contiennent des caractères calligraphiés, des paysages ou bien des animaux ; la blancheur de ces murs contraste avec les briques de couleur grise et les décors peints dont la couleur dominante est le bleu.
Beaucoup de voyageurs chinois et étrangers apprécient les excursions sur les monts Cangshan environnants.
La renommée de Dali est aussi due au monastère de Congshen et à ses trois pagodes qui se reflètent dans les eaux.
Cette statue du dieu Daheitian ("dieu du Grand Ciel noir"), haute de 5 mètres, suscite quelque peu l'effroi !
(大黑天神像)
11 août 2009
Dans la montagne yunnanaise, de Zhongdian à Lijiang
Il faut plus de quatre heures pour relier par la route Zhongdian et Lijiang, distantes de près de 200 km. Un parcours haut en couleurs, et qui n'est pas sans risque ! Le chauffeur de notre car double fréquemment sans aucune visibilité des véhicules arrivant en sens inverse ! Heureusement que la vitesse n'est pas trop élevée !
Les montagnes du Yunnan s'offrent à notre regard, pleines de majesté.
Au fur et à mesure que nous progressons vers le Sud, les habitations d'architecture tibétaine laissent place à des maisons de style Naxi.
(maison tibétaine)
(maisons Naxi)
Les éboulements et les glissements de terrain font partie du quotidien, sur cette route fréquentée !
16 mai 2009
Monastère suspendu de Xuankong - 悬空寺
Une merveille de l'architecture chinoise : ce monastère accroché à la paroi rocheuse depuis plus de 1 400 ans.

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Il est situé près de la ville de Datong, dans la province du Shānxī (山西, "à l'ouest de la montagne"), à ne pas confondre avec celle, limitrophe, du Shǎnxī (陕西, "à l'ouest de Shan").
Cette construction suprenante, dont le nom chinois 悬空寺 signifie "monastère suspendu dans les airs", compte aujourd'hui plus de 40 édifices reliés par des passerelles extrêment étroites. Lorsqu'on les parcourt, lorsqu'on entre dans les petites salles creusées dans la falaise, on se demande par quel prodige une telle structure ne s'effondre pas.
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Et cette prouesse dure depuis bien longtemps : la construction du monastère a débuté au début du VIe siècle. Pour les Chinois, c'est précisément sa position si particulière qui a permis sa longévité : à l'abri du vent et des précipitations.
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Autre sujet d'étonnant pour nous : ce monastère est voué tout à la fois aux trois principaux cultes de la Chine : le bouddhisme, le taoïsme, le confucianisme. Les statues des vénérables, des saints, des sages de ces trois traditions spirituelles se côtoient dans les mêmes salles de prières.
08 février 2009
Les ornements zoomorphiques - 吻兽
L'architecture traditionnelle chinoise est célèbre pour ses toits incurvés, qui dessinent dans le ciel des lignes courbes et majestueuses. L'une des caractéristiques les plus singulières est la présence, sur les toits des palais et des anciennes demeures de dignitaires, de figurines en terre cuite, parfois vernissées. Ces figurines, appelées wěnshòu (吻兽) représentent des animaux légendaires. Elles sont placées, en une série de 5 à 9 animaux, sur les arêtes principales des toits et sur les corniches.
Dans la culture ancienne, ces représentations chimériques avaient pour fonction de protéger les bâtiments des esprits malfaisants.

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Cette photo prise à la Cité interdite montre une série de wěnshòu, émaillées en jaune, la couleur impériale.
Le plus important de ces animaux, en taille comme en puissance symbolique, est incontestablement chī wěn 螭吻, sorte de dragon féroce et formidable à queue de poisson, appelé aussi 吞脊兽 tūnjǐshòu (la bête qui avale les arêtes des toits). On le trouve à l'une des extrémités de l'arête principale.
Liens utiles :
- "Les ornements zoomorphiques" sur Chinatoday
- "L'architecture chinoise traditionnelle" sur ParisBeijing
- "吻兽: 细微之处的中国文化" sur Chinaculture
- "Toit et moi" sur Couleurs-éternite
















