26 décembre 2009

Le peintre Badashanren - 著名书画家八大山人

Il est un peintre et calligraphe dont les œuvres me plaisent énormément, il s'agit de Zhū Dā (朱耷), connu également sous le nom de Bādà Shānrén (八大山人).

Dans les premiers temps de la dynastie Qing, il y avait un fameux peintre nommé Zhu Da, qui se fit connaître plus tard sous le nom de Bada Shanren. Apparenté à Zhu Yuanzhang, l'empereur fondateur de la dynastie Ming (1368-1644), il grandit à Nanchang, dans l'actuelle province de Jiangsu, où il apprit les arts et la poésie alors qu'il était enfant. Sa vie paisible prit finBadashanren1 quand la dynastie Ming fut renversée par les Mandchous en 1644. Les armées de la nouvelle dynastie Qing prirent Nanchang l'année suivante, contraignant Zhu Da âgé de 19 ans et sa famille à fuir et se cacher dans les montagnes. 

Il s'ensuivit alors une série de malheurs. Le père de Zhu Da, sa femme et son fils moururent. Abattu par le chagrin, à 23 ans, il changea de nom et se fit moine. Il étudia le Dhyanna (Zen), les enseignements d'une secte bouddhiste de la Chine ancienne qui privilégiait la méditation et l'introspection aux écrits sacrés. Dans sa trentaine, Zhu Da s'intéressa au Taoïsme. Il se rendait souvent à Qingyunpu, un temple taoïste près de Nanchang. Un jour, alors qu'il avait environ 55 ans, il apprit que certains de ces poèmes étaient utilisés par un officiel pour vanter les dirigeants de la dynastie Qing, ce qui le rendit fou. Il se mit à errer dans les rues de Nanchang, en alternant les rires et les pleurs. A 62 ans, il décida de retourner à la vie séculière et de gagner sa vie par la peinture et l'enseignement. C'est à partir de ce moment-là qu'il commença à utiliser le pseudonyme de Bada                           Shanren pour signer un grand nombre de ses oeuvres. Malgré sa pauvreté, il refusa de peindre pour les autorités et pour les riches. Il mourut en 1705 à l'âge de 80 ans.

Ce qui séduit d'emblée dans l'art de Bada Shanren, c'est le style inimitable avec Badashanren5lequel il représente les animaux. En quelques traits de pinceau, vifs et précis, il donne vie à des loups, des poissons, des oiseaux, qui semblent nous regarder d'un oeil malicieux et moqueur. Observateur attentif du réel, il met toute sa sensibilité au service d'un art qui dépeind surtout les mouvements intimes de sa vie intérieure.

Quelques liens :

D'autres peintures sur Google images

Biographie (en chinois) et peinture

A lire :

Chu Ta (1626-1705) : le génie du trait, de François Cheng, Phébus, 1999, ISBN 2859405925

Posté par fredericdmartin à 09:32 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


  1