Ce poème de Jia Dao (779-843), de la dynastie Tang, a été l'un de mes premiers coups de coeur et l'une des raisons pour lesquelles je me suis décidé, il y a cinq ans, à apprendre le chinois. J'étais fasciné - et je le suis encore, par ce petit récit, tout en allusion, en expressivité, en consision. Peu de moyens, quelques mots, quelques images, suffisent à représenter une scène qui, au delà de l'anecdote, renvoie à la quête impossible de la sagesse.

À la recherche de l'ermite, sans le rencontrer

Sous les pins, j'interroge le jeune disciple.
Il dit : le maître est parti cueillir des simples.
Là seulement, au plein coeur de ces montagnes,
Sous les lourds nuages, on ne sait pas où...

En caractères traditionnels :

尋隱者不遇 xún yǐn zhě bú yù

松 下 問 童 子 sōng xià wèn tóng zǐ
言 師 採 藥 去 yán shī caǐ yào qù
只 在 此 山 中 zhǐ zài cǐ shān zhōng
雲 深 不 知 處 yún shēn bù zhī chù

En caractères simplifiés :

寻隐者不遇

松下问童子
言师采药去
只在此山中
云深不知处

C'est grâce au site de Jean-Victor Gruat, animateur, compilateur et archiviste de la liste de discussion fr.lettres.langue.chinoise que j'avais fait cette heureuse découverte.

Plus tard, lorsque je me suis rendu à Xi'an, la capitale du premier empereur, j'ai trouvé en haut de la Tour de la Cloche ce panneau de bois sculpté qui illustre le poème.

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Liens utiles :

  • La page consacrée à ce poème sur le site de Jean-Victor Gruat
  • La récitation du poème et l'explication aux enfants
  • Une explication de texte
  • Le cours du Professeur Zhao Qianxiang