27 décembre 2011
Doux bébé - 柔光宝宝
A l'occasion de la naissance de mon fils il y a un mois (déjà !), voici la traduction d'un texte sur les bébés par l'illustrateur Jimmy Liao dont j'ai parlé ici.
柔光宝宝
如果你有一个小宝宝,
那么每个夜晚,
当她慢慢入睡,
像不像天空渐渐浮现的星星,
温柔发着光?

如果你有一个小宝宝,
那么每个清晨,
当她慢慢醒来,
像不像海上缓缓升起的太阳,
温暖发着光?
我有一个小宝宝,
像星星,像太阳。
Ma proposition de traduction :
Si tu as un petit bébé,
alors chaque nuit quand il s'endort lentement,
ne ressemble-t-il pas aux étoiles qui apparaissent peu-à-peu dans le ciel ?
Sa douceur nous illumine.
Si tu as un petit bébé,
alors chaque petit matin, quand il se réveille lentement,
ne resemble-t-il pas au soleil qui se lève lentement sur la mer ?
Sa chaleur nous éclaire.
Moi j'ai un petit bébé,
pareil aux étoiles, pareil au soleil.
Source : site officiel de Jimmy Liao - http://www.jimmyspa.com/
23 octobre 2011
Glisser et grimper - 滑溜和攀登
人的一生,基本上可能有两种行动,一是滑溜,一是潘登。
一眼看去,会觉得滑溜容易,攀登困难。
但实际上正相反。
打滑溜的人很快就活得累了,所以一般都过早地退出了人生舞台。难以设想,一个人会滑溜到80岁。
可是一个人可以攀登到90岁,而且看上去,他依然精神饱满,神采奕奕。
Dans la vie, on peut dire qu'il y a deux manières d'agir : glisser et grimper.
A première vue, on peut trouver que glisser est facile et que grimper est difficile.
Mais en réalité c'est le contraire.
Ceux qui glissent épuisent leur vie plus rapidement, c'est pourquoi d'ordinaire ils quittent la scène avant l'heure. Difficile d'imaginer quelqu'un qui sache encore glisser à 80 ans ! En revanche, on peut grimper jusqu'à 90 ans, et qui plus est, avec encore plein d'énergie et de vigueur.
Vocabulaire :
滑溜 huá liu ( adj. ) : lisse / glissant
攀登 pān dēng ( v. ) : grimper
过早地 guò zǎo dì (adv.) : prématurément
看上去kàn shàng qù (adv.) : en apparence
舞台 wǔ tái ( n. ) : scène / plateau / arène
难以设想 : difficile d'imaginer
依然 ( adv. ) : comme auparavant / toujours / encore
奕奕 yì yì ( adj. ) : plein d'énergie, de vitalité
(source de l'image : http://news.66163.com/2011-10-02/556549.shtml )
05 mars 2011
La communauté Mong en Guyane
J'achève aujourd'hui un séjour de quelques jours à Cayenne, en Guyane, où j'ai découvert l'existence d'une communauté asiatique particulièrement active. Cette communauté appartient à l'ethnie Mong (ou H'Mong ou encore Miao en chinois 苗, Miáo), implantée dans les régions montagneuses du Nord de la Chine, en particulier la région du Guizhou, du Nord du Laos et du Vietnam. Les Mong de Guyane sont arrivés en septembre 1977 en tant que réfugiés du Laos. Ils ont d'abord dû faire face à l'hostilité de la population et se sont installés dans un endroit très reculé, en pleine forêt : la ville de Cacao qu'ils ont construite et développée. A force de labeur, les Mong ont trouvé pleinement leur place dans la société guyanaise et acquis une certaine prospérité en faisant de Cacao le premier fournisseur de produits maraîchers en Guyane, comme le montre notamment leur forte présence sur le marché de Cayenne.
06 février 2011
Joyeuse année chinoise - 新年快乐
今年是兔年,我祝你们新年快乐,万事如意,马到成功!
Joyeuse année du Lièvre à tous !
Ci-dessous, quelques photos-souvenirs du défilé du 6 janvier 2011 dans le XIIIe arrondissement de Paris.
27 octobre 2010
L'animal sans tête - 没有头的兽
森林里出现了一种以前从来没有看见过的野兽:有脚,有尾,但是没有头。
不管怎么说,任何东西都应该是有头的。就拿大头针说吧,头虽然小的想蚂蚁一样,但总还是头。而这只野兽竟然没有头。
有些人就是这样看待长颈鹿的,因为
的头比他们高得多,他们看不到它。
Dans la forêt est apparu un animal sauvage que l'on n'avait jamais vu auparavant, il avait des pattes, une queue, mais pas de tête.
Quoi qu'on puisse dire, toute chose doit avoir une tête. Prenons une épingle, même si sa tête est aussi petite que celle d'une fourmi, elle en a bien une. Mais cet animal sauvage n'en avait pas.
Certaines personnes se comportent dans la vie comme s'ils regardaient cet animal, la girafe, dont la tête, beaucoup plus haute que la leur, leur était impossible à voir.
(source de l'image : http://bit.ly/blkv3a)
03 septembre 2010
La querelle des rites - 传教士
De retour d'une visite professionnelle au Centre de Sèvres (dépôt de Vanves), où j'ai pu admirer de superbes ouvrages, parmi lesquels un exemplaire remarquable de la China illustrata de Kircher, je m'arrête un court instant sur un sujet qui m'intéresse tout particulièrement, la querelle des rites au XVIIe siècle.
China monumentis qua sacris qua profanis , nec non variis naturae et artis spectaculis, aliarumque rerum memorabilium argumentis illustrata,...
Source: Bibliothèque nationale de France
Installés en Chine depuis la fin du XVIIe siècle, les missionnaires jésuites furent l'objet d'une vive controverse au sein même de l'Eglise catholique, au sujet de questions théologiques. Cette controverse opposa pendant près d'un siècle les jésuites aux dominicains, à partir des années 1630, au sujet de la traduction de "Dieu" en Chinois et de la liberté laissée aux Chinois de pratiquer le culte des ancêtres et certains rites confucianistes. Lorsque le père Matteo Ricci (1552-1610), fondateur avec Michele Ruggieri de la première mission jésuite de Chine, se plonge dans la langue et la culture chinoises, il découvre d'abord la notion de 天主 Tianzhu ("seigneur du ciel"), puis dans les Classiques chinois celles de 上帝 Shangdi ("Seigneur d'En-Haut") et de 天 Tian ("ciel") qu'il identifie toutes trois à Dieu. Afin de faciliter les débuts de l'évangélisation, il tolère tout comme ses compagnons les rites que les Chinois portent à leurs ancêtres, en considérant que ce sont des pratiques civiles. Les dominicains protestent en dénonçant d'une part, la reprise de concepts directement issus de la tradition chinoise pour désigner Dieu et d'autre part, la pratique de rites jugés idolâtres. Une enquête est menée en 1639. S'ensuivront de nombreux débats au sein de l'Eglise, dans les missions tout comme à Rome, aboutissant au décret du pape Clément XI en 1704 qui donne tort aux missionnaires jésuites en Chine. Les Jésuites tentent alors de se défendre.
Protestation des Jésuites, à l'occasion du dernier Decret sur les Affaires de la Chine, 1710.
"Après toutes les Protestations que nous avons faites soit avant, soit depuis le dernier Decret, d'une soumission absolue et sans réserve : après les preuves démonstratives que nous avons données de la sincérité de ces protestations, et de l'injustice de ceux qui voulaient les rendre suspectes ; il semble que nous pourrions nous en tenir là, et nous dispenser d'en faire de nouvelles. Afin néanmoins de continuer à édifier de plus en plus l'Eglise, et de fermer autant qu'il est en nous, la bouche à la calomnie, nous avons cru devoir nous expliquer encore de la manière qui suit.
I. En premier lieu, si le Souverain Pontife venait à changer son Décret de conditionnel en absolu, ou pour mieux dire, si par une décision absolue et sans condition ni limitation, il venait à prononcer que toutes les Cérémonies de la Chine, même celles qui sont énoncées et permises dans le Décret d'Alexandre VII contiennent un culte idolâtrique de Confucius et des Ancêtres, et que l'usage des mots Tien [pinyin : Tian] ou Xamti [pinyin:Shangdi] pour signifier le vrai Dieu, est un abus qui favorise l'athéisme de la Chine, en ce cas-là, nous sommes prêts à défendre toutes des choses aux Chrétiens. Et comme on voit que les leur défendre, c'est la même chose que de se faire chasser de la Chine, nous sommes résolus, plutôt que de désobéir au Pape, d'abandonner cette vigne du Seigneur, quoique plantée par notre Compagnie, cultivée depuis 130 ans par près de 200 de nos missionnaires, qui l'ont arrosée de leurs sueurs et quelques-uns même de leur sang : pour ne rien dire de plus de cinq cents qui sont morts en chemin sur mer ou sur terre avant que d'y pouvoir arriver.
II. En second lieu, tant que le S[aint] Père ne révoquera point le Décret d'Alexandre VII tant qu'il se contentera, comme il déclare qu'il l'a fait dans le dernier Décret, de répondre aux Parties selon leurs exposés, sans examiner ou sans juger s'ils sont vrais ou faux ; tant qu'il n'en viendra point à une décision absolue et générale qui révoque le Décret d'Alexandre VII. En un mot, tant qu'il ne condamnera ou qu'il ne défendra pas sans exception toute sorte de cérémonies à l'honneur soit de Confucius, soit des Ancêtres, et l'usage des mots Tien ou Xamti pour nommer le vrai Dieu, jusque là nous persisterons à soutenir ce que nous croyons vrai, que les cérémonies telles que nous les avons permises jusqu'ici ne sont qu'un honneur civil et que dans les Livres Classiques des Chinois, Tien et Xamti signifient effectivement le Dieu du Ciel.
III. Dans cette persuasion, nous protestons en trosième lieu que nous croyons non seulement pouvoir employer ces termes et permettre ces cultes à ceux qui ne peuvent s'en dispenser sans un danger considérable, mais que nous sommes obligés en conscience de les tolérer tels qu'ils ont été permis par le Saint Siège. Nous croyons le pouvoir faire, parce que nous ne reconnaissons ni idolâtrie ni scandale réel dans ces usages et parce que malgré les instances de Mr. Maigrot la permission n'a point été révoquée. De-là encore nous croyons être obligés en conscience de les tolérer : parce qu'en les condamnant de notre chef, nous nous rendrions doublement coupables devant Dieu et devant l'Eglise, d'attirer sans nécessité la persécution et de le faire contre la défense du S[aint] Siège, qui ordonne à tous les missionnaires de tolérer parmi ces Nations tout ce qui n'est pas évidemment contraire à la Religion et aux bonnes moeurs.[...]"
Protestation des jésuites à l occasion du dernier décret sur les affaires de la Chine, avec des réflexions sur la protestation de messieurs des missions étrangères
Source: Bibliothèque nationale de France
En tâchant de comprendre profondément la culture chinoise, d'adapter le message évangélique aux traditions locales, dans une société où la dimension rituelle est fondamentale, Matteo Ricci fut le fondateur de ce que l'on appelle aujourd'hui l'inculturation, terme utilisé en missiologie chrétienne pour désigner la manière d'adapter l'annonce de l'Évangile dans une culture donnée.
27 juin 2010
L'illustrateur Jimmy - 绘本画家幾米
Un ami chinois m'a fait découvrir, il y a longtemps, un illustrateur taïwanais connu sous le pseudonyme "Jimmy" (幾米) ou "Jimmy Liao". L'univers de ce créateur de 51 ans est particulièrement riche et intriguant. De prime abord, on peut considérer que ses réalisations sont destinées aux enfants, mais en réalité, son talent poétique et sa vision du monde si personnelle, à la fois douce, absurde et teintée d'humour, s'adressent à l'intimité de tous. Certains de ses livres ont été traduits en français.
J'aime particulièrement la première histoire du livre 听幾米唱歌 (Ecoute Jimmy chanter)
我听不见彩虹出现的声音,我听不见太阳落下的声音.
花开雪飘的惊喜,我听不见, 
风吹草动的危险,我听不见.
猎人的枪声, 天使的哭声,我听不见.
我只听见寂寞,在草丛里来来回回地奔跑 !
Je n'entends pas le son de l'arc-en-ciel qui apparaît, je n'entends pas le son du soleil qui se couche.
Ces moments surprenants, quand les fleurs éclosent, quand les flocons de neige flottent dans le ciel, je ne les entends pas.
L'herbe qui tremble de danger au moindre souffle du vent, je ne l'entends pas.
Le coup de fusil du chasseur, le sanglot de l'ange, je ne les entends pas.
Je n'entends que la solitude, lorsque je cours, dans tous les sens, à travers les touffes d'herbe.
Liens utiles
- Le site de Jimmy - en anglais : http://www.jimmyspa.com/en/ en chinois : http://www.jimmyspa.com/
- La page Facebook de ses fans
- Quelques unes de ses réalisations
08 avril 2010
Les objets de jade Cong - 玉琮
Je suis littéralement fasciné par un objet de jade ancien, dont la forme pure et unique ne cesse de m'intriguer. J'en ai vu plusieurs dans les musées, à Paris, à Shanghai et cette fascination me pousse à en savoir plus sur cet artefact dont on ignore la fonction exacte. Il s'agit du cong, objet méconnu, à la différence du disque bi, toujours utilisé, lui sous forme de pendentif.
En voici une brève présentation (que j'ai transformé en ébauche d'article pour Wikipedia) :
En archéologie chinoise, le terme Cong (chinois: 琮; pinyin: cóng) désigne un objet de jade sculpté, de forme tubulaire, datant de l'âge néolithique.
Les plus anciens datent de la culture Liangzhu (3400-2250 av. J-C), qui en a produit en grand nombre. On en trouve encore sous les dynasties Shang et Zhou.
Sa spécificité réside dans l'imbrication de deux formes : sa section externe est carrée mais sa section interne est ronde. Par ailleurs, sa surface est décorée de différents niveaux ou registres représentant de façon stylisée des masques d'homme-dieu ou d'animal mythique.
Le plus souvent découvert en contexte funéraire, associé à d'autres artefacts de jade (disques bi, haches), il semble avoir rempli une fonction rituelle, que l'on ne connaît pas précisément. Les Rites des Zhou l'associe symboliquement à la terre, tandis que le disque bi représente le ciel.
La variété de jade utilisée est la néphrite, comme pour tous les jades chinois de la période archaïque.
[NB : photo prise au Nanjing museum par Gary L. Todd, Ph.D. ]
Indications bibliographiques
Les jades néolithiques chinois / [contributions de Christophe Comentale, Laurent Long, Tong Peihua, Zhang Jingguo] ; [pour l'ACI Du chopper au brillant], [Paris] : Museum national d'histoire naturelle, cop. 2008, 1 vol. (81 p.) : ill., couv. ill. ; 30 cm
Art et archéologie : la Chine du néolithique à la fin des Cinq Dynasties, 960 de notre ère / Danielle Elisseeff ; Paris : École du Louvre : RMN, 2008
"Neolithic Chinese Jades", Angus Forsyth, in Jade. Ed. Roger Keverne. New York: Van Nostrand Reinhold, 1991. pp. 88-109.
Liens externes
Fiche descriptive d'un cong conservé au musée Guimet
10 mars 2010
Le moteur de recherche Baidu - 百度网站 搜索引擎
On m'a plusieurs fois demandé ce que signifiait Baidu 百度, le nom du principal moteur de recherche en République populaire de Chine (http://www.baidu.com/). L'origine de ce nom est assez intéressante. "Baidu" est une expression extraite d'un
poème composé sous la dynastie Song, par Xin Qiji (1140-1207).
青玉案
东风夜放花千树。
更吹落,星如雨。
宝马雕车香满路。
凤箫声动,玉壶光转,一夜鱼龙舞。
蛾儿雪柳黄金缕,笑语盈盈暗香去。
众里寻她千百度,——蓦然回首,那人却在,灯火阑珊处。
Essai de traduction libre (merci de votre indulgence et de votre aide pour l'améliorer ! ):
La nuit de la fête des Lanternes (sur l'air de La Table de jade vert)
La nuit, le vent d'Est agite les fleurs des arbres par milliers,
Là-haut, les étoiles tombent comme la pluie,
Les chevaux et leurs attelages avancent parés dans la rue emplie de parfums.
On entend les flûtes de Phénix, les pots de jade étincellent, les poissons-dragons dansent dans la nuit.
Les papillons de nuit volent comme des flocons d'or dans les saules,
Rires et paroles en abondance, dans l'obscurité qui se retire.
Au milieu de la foule, je la cherche cent et mille fois,
Quand soudain - elle tourne la tête, et je la trouve là, éclairée par les lanternes à l'éclat de corail.
C'est également ce sens qui est suggéré dans le slogan associé à ce moteur de recherche 百度一下,你就知道 (baidu yi xia, ni jiu zhi dao), Recherche donc et tu auras la réponse : Baidu ne signifie plus "cent fois" mais "recherche" !
Ce poème a été adapté en chanson http://www.youtube.com/watch?v=57KOfwVienk
La prononciation
dōng fēng yè fàng huā qiān shù
gēng chuī là xīng rú yǔ
bǎo mǎ diāo chē xiāng mǎ lù
fēng xiāo shēng dòng
yù hú guāng zhuǎi
yī yè yú long wǔ
é'r xuě lǐu huáng jīn lǔ
xiào yǔ yíng àn xiāng qù
zhòng lǐ xún tā qiān bǎi dù
mò rán huí shǒu
nā rén què zài
dēnghuǒ lán shān chǔ
(source de la photo illustrant ce billet : http://blog.sxtvs.com/?uid-69112-action-viewspace-itemid-32037)
14 février 2010
Bonne année du Tigre - 虎年祝福语
Aujourd'hui, 14 février 2010, c'est le nouvel an chinois, le début de l'année du Tigre.
Le tigre est un animal hautement valorisé dans la culture chinoise, symbole de force et de courage. Je relisais récemment une histoire ancienne, celle du Renard qui profite du prestige du Tigre (
虎求百兽而食之,得狐。
狐曰《子无敢食我也!天帝使我长百兽。今子食我,是逆天帝命也!
子以我为不信,吾为子先行,子随我后,观百兽之见我而敢不走乎?》
虎以为然,故遂与之行。兽见之皆走。
虎不知兽畏己而走也,以为畏狐也。
Un tigre cherche à manger parmi tous les animaux sauvages. Il trouve un renard.
Le renard lui dit : " Comment peux-tu me manger ? Le Ciel m'a désigné comme chef de tous les animaux. Si tu me manges aujourd'hui, tu enfreins l'ordre du Ciel.
Si tu ne me crois pas, je vais marcher devant toi et tu me suivras. Alors tu regarderas et tu constateras que tous les animaux, à ma vue, ne manqueront pas de s'enfuir."
Le tigre se range à cet avis, il suit le renard. En les voyant, tous les animaux s'enfuient.
Le tigre ne comprend pas que les animaux se sont enfuis parce qu'ils avaient peur de lui. Il croit que c'est le renard qui leur inspire une telle crainte.
Cette histoire, tirée du Zhàn Guó Cè (战国策), montre que certains hommes peuvent se servir du prestige de leurs supérieurs pour se faire craindre.
(source de l'image : http://kbs.cnki.net/forums/81598/ShowThread.aspx )








